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il y a quelques temps je lisais un article d'un certain Hubert Edzodzomo qui faisait à la fois un état de sa vie d'étudiant en France et de sa vision des choses pour une Afrique meilleure et prospère notamment en matière d'éducation.

Cette vision des choses a attiré mon attention surtout lorsqu'il s'agit de réfléchir ensemble sur les solutions susceptibles de favoriser le développement de notre continent. Étudiant comme Hubert, mais seulement titulaire d'un Master en Ingénierie Financière, j'ai toujours été animé par l'envie de voir mon continent, notre continent changer de cap et se transformer en terre d'avenir où il ferait bon de vivre. L'Afrique regorge de multiples richesses dont il n'est pas nécessaire d'en faire le rappel ici. Nous en sommes tous conscients, depuis le simple paysan jusqu'à l'autorité suprême ou mieux encore de l'autorité suprême jusqu'au plus petit paysan. la question est donc toute simple: Qu'en faisons nous?

Je pense que nous paressons!!! Il est temps d'arrêter d'accuser les occidentaux de nous exploiter et de profiter davantage de nos biens que les africains eux-mêmes. C'est d'ailleurs dans ce sens que j'approuve la proposition faite il y a peu de temps par une sœur du continent (Économiste Zambienne) du nom de Dambisa MOYO et actuellement détentrice d'un livre "Dead Aid" qui présente d'une certaine manière, sa vision de l'Afrique si on l'a privait de l'aide occidentale. Elle croît en effet, si je ne m'abuse, que cela permettrait à notre continent l'Afrique de se "LEVER" et de prendre son envol. Et pour être plus explicite par rapport à ses propos, et comme me le disait il y a quelques jours un ami, "Imaginons une personne qui paresse dans sa chambre, attendant d'être servie à chacune de ses caprices. Imaginons maintenant que tous ceux qui le servent décident de le plus le faire. Pour satisfaire par exemple son besoin de manger, le paresseux sera sans aucun doute obliger de se servir lui-même. Que fera t-il? Il se lèvera et sortira Désormais de sa chambre". Très simple mais très significatif ce petit exemple.

Mais pour en arriver là, l'Afrique a beaucoup à faire notamment en matière d'éducation comme la si bien souligné notre ami Hubert Edzodzomo dans son article Publié dans un site internet dont je terrai le nom. L'éducation est la base de tout succès et c'est le point premier sur lequel les gouvernements africains devraient mettre l'accent.

Dans le même ordre d'idées, Hubert a proposé la mise en place d'un système éducatif qu'il a appelé "ERASMUS". Système dont j'ai entendu parler mais que je ne connais pas vraiment; peut être quelqu'un d'autre nous fera le privilège de nous en parler davantage. Je voudrais revenir sur le système des bourse d'études et je crois qu'ERASMUS en est un. Je pense que d'un côté, l'Afrique fait beaucoup d'effort pour l'éducation de sa jeunesse notamment à travers les système de bourse. Mais d'un autre côté, le réel problème demeure le suivi continuel des boursiers. C'est je crois le problème majeur de la majorité des pays africains et particulièrement subsahariens.

Après avoir eu le privilège de bénéficier d'une bourse d'études de mon pays, j'ai également eu l'occasion d'en faire le triste constat. Mon pays par exemple ne m'a jamais soumis à aucune condition quant aux services qu'il me rendait. C'est-à-dire, assurer ma formation pendant maintenant six ans en Tunisie. Aucune condition de retour dans mon pays ne m'a été imposée afin d'apporter un peu de mon savoir acquis au processus de croissance et de développement de ma chère Nation. Quelle triste constat on peut tous en faire maintenant. De là naît une autre question: A quoi aura servi un tel investissement?

Certes, en tant que jeune étudiant en Tunisie, mon désir était toujours porté vers l'occident où la vie nous semble meilleure et plus facile. Cependant, 2, 3 voir 4 à 5 années passées à servir nos pays après un cursus boursier serait sans aucun doute d'un grand apport pour notre continent. je crois sincèrement que si un tel système avait été mis en place il y a des décennies, la situation de l'Afrique serait moins accablante. Mieux encore, saurait été un moyen de conscientisation. Bref, en matière d'éducation, le système de bourse évoqué par Hubert dans son article est une solution appropriée mais encore faut-il ne pas perdre de vu les bénéficiaires. Les connaissances acquises doivent au moins à 70% servir les intérêts du continent. Espérons que nos propositions suivront un quelconque chemin et finiront par attirer l'attention de nos dirigeants.

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Réponses à cette Discussion

Je crois que cette analyse et ce constat que tu dresse est assez clair et vient d'une personne lucide. Le problème est que pour mettre en place un système d'échange entre les étudiants africains il faut un encadrement juridique et une volonté politique qu'il n'ya pas encore en afrique.

Pour avoir fait mes études en l'université catholique d'afrique centrale je connais même pas le nom d'une université gabonnaise, ni ivoirienne, encore moins congolaise, pourtant j'ai connu d'excellents camarades venus de ces pays mais pourquoi j'en sais pas plus sur leurs pays, sur les formations qu'ils ont eu...bref c'est une excellent idée un échange entre plusieurs universités mais je crois que à la différence de Erasmus pour l'europe quelques universités africaines privées peuvent déjà mettre en place des échanges entre elles...

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Salut,
Je me réjouis de la question soulevée par Athanase.Car comme je le disais encore l'Afrique a besoin par l'entremise des jeunes que nous sommes de se voir créer des réseaux sociaux africains et cela sur tous les plans( éducation, entrepreneuriat...) afin former une sorte de "coalition" pour la résolution de nos problèmes.Les exemples des programmes ERASMUS ou SALTO YOUTH, sont assez révélateurs et porteurs d'effets à l'occident pourquoi pas en Afrique?E je suis totalement d'accord sur ce point.

Toutefois, il y'a un point qui à mon avis mérite d'être clarifier.C'est celle de la situation des boursiers et leur intégration dans l'environnement professionnel étatique.Alors,je pense que nous jeunes qui voulons œuvrer pour le développement de notre pays ne devons pas penser à une proposition par l'État(offreur de la bourse)des "condition de retour" dans notre pays.Au contraire , nous devons à la fin de la formation rentrer et proposer notre offre de savoir faire et de compétence acquise par le biais de la bourse à nous offerte.
Car comme nous le savons tous, cette question est purement "psychologique", c'est un besoin qui nait en l'esprit de tout un chacun à des degrés différents .Car l'engouement que X a pour œuvrer pour le développement de son pays est différent pour Y.Alors pour celui qui souhaite véritablement rentrer afin de mettre à profit ses connaissances au sein de son pays pour son développement doit manifester l'intérêt pour ce pays en proposant aux autorités compétentes son savoir faire et sa compétence.Tant il est vrai que la proposition par l'État des "condition de retour" n'est pas imposée ,il serait convenu de faire cette proposition aux autorités...En espérant qu'elles y apporteront une réponse favorable.

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